02 novembre 2008

Un minimum de réconfort...

Quantum of solace, c'est une fois de plus un grand spectacle signé Daniel Craig. Ca voltige, ca tire, ca explose dans tous les sens. C'est très divertissant même si ce volet n'est dans la lignée de la plupart des James Bond de la dernière décennie. Ce qui avait fait le charme de Casino Royale, c'était justement cette dose "d'humanité" qui est ici complètement rayée de la carte. Je pense notamment à ces séquences "romantiques" et "amoureuses" entre James Bond et Vesper Lynd. C'est toutefois un choix logique puisque Bond ne veut pas de répit avant d'avoir accompli sa veangeance (NDLR: Quantum of solace est la suite directe de Casino Royale). Bref, du très grand spectacle, mais sans réelles "surprises". A noter la belle prestation de Mathieu Amalric, très convaincant en "méchant" froid et diabolique...

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26 octobre 2008

L'instinct de mort

Brillant, dur, nerveux. Ce sont les trois adjectifs qui me viennent à l'esprit quand je repense à cet excellent film. Bien sûr, on est dans la biographie criminelle et sentimentale de Jacques Mesrine, donc comme chaque Biopic, ca va "vite". En trois secondes on saute des années de sa vie. Ce que je retiens, c'est surtout le charisme monstrueux de Vincent Cassel, qui dégage vraiment quelque chose de fou. Certaines scènes sont hallucinantes (bien sûr, nous pouvons douter de leur exactitude), comme celle où il braque un flingue dans la bouche de sa femme... Bref, à voir et j'attends la suite avec impatience.

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21 octobre 2008

Le crime est notre affaire

Oui, Catherine Frot est marrante avec ses mimiques et onomatopées. Oui, parfois Dussolier est marrant quand il rajoute son grain de sel et quand il coince son kilt dans une plaque d'égout. Mais voilà, je n'ai pas aimé. "Le crime est notre affaire" est un film de vieux, avec une ambiance de vieux, des blagues de vieux, une maison de vieux, un décor de vieux, et même un style de vieux. C'est Derrick, mais en plus drôle. D'ailleurs dès le début du film, Catherine Frot entre dans une pièce et dit : "Tu trouves pas que ça sent le vieux?". Véridique.

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15 octobre 2008

Blindness : un film très intéressant et qui fait froid dans le dos

"Un pays (X, on ne sait lequel, ca pourrait être n'importe où) est frappé par une épidémie de cécité qui se propage à une vitesse fulgurante. Les premiers contaminés sont mis en quarantaine dans un hôpital désaffecté où ils sont rapidement livrés à eux-mêmes, privés de tout repère. Ils devront faire face au besoin primitif de chacun : la volonté de survivre à n'importe quel prix. Seule une femme n'a pas été touchée par cette cécité. Elle va les guider pour échapper aux instincts les plus vils et leur faire reprendre espoir en la condition humaine..."

Blindness est un film que j'ai trouvé vraiment particulier. Ce qui est intéressant, c'est de constater comment la perte de la vue va deshumaniser certains individus, perturber les autres et anéantir certains. Le film est plutot long et la première demie heure est assez molle. Par contre, une fois qu'ils sont mis en "quarantaine", ca devient assez incroyable et surréaliste. Je vous le conseille vivement, car à défaut d'être exceptionnel, ce film est "différent". Et rien que pour ça, ça fait du bien.

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10 octobre 2008

Vicky Cristina Barcelona : Quand je serai grand, je ferai de "Javier Bardem" mon métier

Du Woody Allen, avec un bon petit scénario d'intrigues amoureuses simples et compliquées à la fois. Les acteurs sont "beaux", à vous fracturer les rétines et les hormones, et le tout est très divertissant. Et puis sans trop en dévoiler, voir Scarlett Johansson et Pénélope Cruz s'embrasser délicatement est une raison unique et suffisante (pour tous les mâles en Rut) d'aller avoir ce film. Quant à Javier Bardem, il est l'homme le plus heureux du monde, même s'il est souvent malmené par un trio féminin aussi "différent" que complémentaire. Scarlett (Cristina) est la romance, Pénélope (Maria Elena) la volcanique et Rebecca (Vicky) la sagesse prévoyante. Bref, un excellent film...

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09 octobre 2008

Scènes cultes : Magnolia, de Paul Thomas Anderson

Merci à Balbc qui grâce à cette note m'a rappelé aux bons souvenirs de cet exceptionnel film qu'est Magnolia, oeuvre à l'ambiance si particulière, triste et rêveuse. Dans cette scène, les personnages (qui sont connectés entre eux sans forcément le savoir), chantent la même chanson aux quatre coins de la ville. C'est beau le cinéma quand même, non? Comment, vous n'avez jamais vu Magnolia? Bougez-vous !

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06 octobre 2008

Entre les murs : ce film est juste "vrai"...

Ou comment il ne faut pas lire n'importe quoi sur le sujet. Ce film, pour tout "jeune" comme moi ayant fréquenté un collège en ZEP, sonne "vrai". Que certains ne se reconnaissent pas là dedans, je peux le comprendre, car à une "époque", l'école n'était vraiment pas comme ça. Ce film de deux heures est une somme de scènes de la vie quotidienne d'UNE CLASSE, composée de ses 4 ou 5 éléments perturbateurs, ce qui ne veut pas dire que c'est pareil dans toutes les classes et dans tous les établissements..."Entre les murs" de CETTE classe, beaucoup d'insolence, beaucoup de conflits, beaucoup de colères. Et c'est bien là l'objet de ce film et du livre dont il est l'adaptation : montrer que l'école de la République est finalement parfois dépassée par les événements...et que les profs, malgré toute leur bonne volonté, se prennent des "murs" en pleine poire. Bref, c'est simple et c'est efficace. Contrairement à notre cher Emery national, qui de sa grande sagacité et expérience se permet de tailler tout un jury de Festival de Cannes, à commencer par l'illustre Président en question (Sean Penn), moi j'ai beaucoup aimé. Mais comme il est coutumier du fait, on ne lui en tiendra pas rigueur... :-)

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28 septembre 2008

Faubourg 36 : "mouais..."

Le pataquès autour de ce film était tellement assourdissant que j'ai voulu me faire ma propre opinion. Et bien elle est très neutre. Oui le film se laisse regarder tranquillement. Oui les acteurs sont bons et oui la reconstitution de Paris et de son atmosphère ont l'air d'être au poil. Mais voilà, je suis resté figé dans une linéarité émotionnelle, dans un manque absolu de surprises. Ce film, c'est celui d'un train qui ne quitte jamais les rails du "scénario type convenu". Jamais de la vie je n'aurais pris le parti scénaristique de Christophe Barratier, qui dès la première scène nous annonce "la fin" de son film... Bref,  ça n'est que mon avis, mais j'ai trouvé tout ça bien décevant.

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27 septembre 2008

Being W. Ou la face cachée de George Dubya Bush !

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J'ai eu la chance mercredi soir d'assister en avant première à la projection de "Being W.", le nouveau film de Karl Zero et de Michel Royer. Dans la lignée de "Dans la peau de Jacques Chirac", ce film est consacré à l'homme le plus influent de la planète : George Walker Bush, alias "Dubya". Bref, un portrait sans concession, avec une voix off (qui ressemble à s'y méprendre à l'original) déroutante et surtout une accumulation de "Bushisms". Constat : George Bush n'est pas le plus gros crétin de la Terre, mais ça fait quand même flipper qu'un mec aussi peu sérieux soit le Président de la première puissance mondiale. Ce qui est génial dans ce film, c'est de voir ces images d'archives, généralement inédites à la télévision française, montrant le "vrai" George Bush, qui est en fait le rigolo de service (je vous assure qu'il est prodigieux)... Un film que je vous conseille et pas seulement si vous êtes amateurs de politique internationale ! Quelques photos par ici...

 

21 septembre 2008

La vie devant ses yeux... ou comment parler du film le plus chiant de la galaxie...

Du flashback vu et revu, un rythme lentissime, une histoire qui ne prend pas et une fin qui ne rime à rien : c'est du vide pelliculé.  A aucun moment je n'ai été saisi d'une quelconque émotion "forte", ou "vive". A aucun moment le film ne m'a "arraché" quelque chose. A aucun moment ce film ne donne le sentiment d'avoir "commencé". A tel point que quand il finit, on se demande ce qu'on "faisait là". S'il y a bien un film à éviter en ce moment, c'est celui là. Fuyez. Ou alors, dans la foulée, allez voir Steve Carell faire ses pitreries dans Max la Menace...ca remontera le niveau. Enfin, allez à l'église et priez pour la carrière d'Uma Thurman, égérie de Quentin Tarantino mais fadasse partout ailleurs. Ou presque.

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