24 octobre 2009
Away we Go : trentenaires, paumés, mais heureux...
"Lorsque Burt et Verona apprennent qu'ils vont devenir parents, c'est la panique. Ils détestent la ville de province où ils habitent, et maintenant que les parents de Burt déménagent, plus rien ne les y retient. Ils décident alors de partir à la recherche de l'endroit parfait où fonder leur famille. Sur leur chemin, ils rendent visite à leur famille et à de vieux amis. Certains leur paraissent fous à lier, d'autres leur donnent envie de suivre leur modèle... Mais finalement, tous vont aider à leur manière Burt et Verona à réaliser qu'ils n'ont peut être besoin que l'un de l'autre pour fonder leur foyer."

Away We Go, c'est le genre de film qui s'apprécie et qui vous apaise totalement. Pendant une heure et demie, on oublie tout et on se laisse emerveiller/surprendre par une galerie de personnages loufoques et complètement atypiques, le tout porté par une belle musique, une histoire d'une simplicité exceptionnelle et un final tout en douceur qui est absolument parfait. Sans trop spoiler, une séquence de 10 minutes complètement jouissive entre Maggie Gyllenhaal, sa famille et nos deux tourtereaux vaut à elle seule le déplacement :-) Bref, rien de superflu, rien à jeter, un bon film et c'est bien assez. Je vous le conseille sans hésiter. Sam Mendes nous prouve film après film qu'il est l'un des grands réalisateurs du 21eme siècle. Hormis "Les noces rebelles", que j'ai trouvé beau mais plutot ennuyeux, le reste de sa fimographie est excellente à mes yeux [American Beauty (1999) / Les sentiers de la Perdition (2001) / Jarhead, la fin de l'innocence (2005) / Les noces rebelles (2008)]
12:24 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : away we go, sam mendes |
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14 octobre 2009
Une merveille dénommée "Fish Tank"...
Fish Tank est un film bourré d'antagonismes. Dur et difficile la plupart du temps, le film se révèle pourtant très drôle et visuellement sublime, avec une caméra très proche des acteurs et un style très réaliste. Ici d'ailleurs, c'est la vraie vie, rien n'est surfait et on sent qu'aucun des acteurs n'en fait trop à aucun moment. Katie Jarvis joue le rôle de Mia, adolescente de 15 ans, fan de hip hop et de danse, mais qui est incroyablement introvertie et seule. La relation tumultueuse avec sa mère n'arrange rien jusqu'au jour où débarque dans sa vie le nouveau compagnon de sa mère, qui va terriblement l'attirer et l'éveiller à la sexualité. Bref, ce film est une réussite totale et je ne peux que vous inciter à le voir tant qu'il passe encore dans les salles obscures. L'affiche du film ne tarit pas d'éloges de la part des critiques (il faut se méfier des films qui collent des critiques dithyrambiques sur les affiches car généralement ce sont des bouses intersidérales du genre "Démineurs" qui ne mérite même pas une note de lynchage sur ce blog) et ils sont ô combien mérités. De plus, ce film vous permettra d'entendre une superbe version de "California Dreamin'" des Mamas and The Papas, interprêtée par Bobby Womack et qui est un peu le thème principal du film.

00:24 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fish tank, katie jarvis |
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27 septembre 2009
Mary et Max : un petit bijou de film venu d'Australie
Mary & Max, c'est encore une fois un nouveau coup de coeur au cinéma. Décidément, en ce moment les salles obscures nous proposent vraiment des petites merveilles et celle ci ne déroge pas à la règle. Vu en avant première jeudi dernier, j'ai été vraiment touché par cette histoire tout simplement magnifique, heureuse et triste à la fois entre une petite australienne de 8 ans et un quadragénaire américain de 44 ans qui vont correspondre ensemble pendant de très longues années. "Inspiré" d'une histoire vraie (NDLR : le "inspiré" est important car le film se base sur une grande partie de la vie d'Adam Elliot, le réalisateur), le film n'en a que plus de force, car on sent l'importance qu'il a eu pour le réalisateur qui a investi 5 ans de sa vie dans ces petits personnages qu'il a fallu animer et rendre vivants. Au delà de la sincérité troublante et de la beauté de l'histoire, vos oreilles vot également apprécier la musique de ce film, omniprésente et parfaite au possible. Bref, je ne vais pas en dire beaucoup plus, mais mercredi prochain faites-vous plaisir et allez voir "Mary & Max"...


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24 septembre 2009
Un prophète : Grand, très grand film !

"Un prophète" fait partie de ces films que je n'oublierai jamais. Pourtant, j'y allais sur mes gardes, car tant d'éloges par ci, tant de compliments par là, forcément, ça conditionne et/ou ça influence trop. D'ailleurs, j'ai souvent lu, entendu que le film était extrêmement noir et violent. Il l'est vraiment par moments, frisant même l'insoutenable dès les premières 20 minutes et l'arrivée de "Malik" en prison. Le jeune homme, fragile, pas très malin, et surtout "seul" se fait rapidement mettre le couteau sous la gorge et doit vite gagner le droit de survivre, allant jusqu'à devoir tuer l'un des détenus sous l'ordre d'un groupe de prisonniers corses qui protègent leurs arrières face à un témoin gênant. Bon, je ne vais pas vous raconter le film ni le pitch, ce n'est pas le but. Je disais donc que le film était noir et violent. Mais ce film est également d'une incroyable légèreté et drôlerie par moments, rendant les 2h30 que dure le film finalement très ambivalentes et complémentaires. Au delà de l'aspect visuel, des plans magnifiques de Jacques Audiard, ce film est surtout pour moi la révélation d'une vraie merveille d'acteur : Tahar Rahim. Le jeune homme est époustouflant de bout en bout. Nous le découvrons fragile et apeuré au début, puis il devient un vrai petit caïd de prison "béni des dieux" et grand manipulateur qui cache son jeu. Pour finir, un petit mot sur Niels Arestrup qui est monstrueux de présence et une vraie gueule à l'écran. Il est le second rôle parfait, qui ne peut que mettre encore plus en valeur l'acteur principal du film, Tahar Rahim. Bref, je crois que vous avez compris que j'avais adoré ce film. SI vous ne l'avez toujours pas vu et si vous êtes réticents, laissez-vous convaincre par ces quelques lignes et cette bande annonce, qui n'est pas surfaite et qui est tout simplement parfaite.
00:49 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : tahar rahim, jacques audiard, centrale, prison, niels arestrup |
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20 septembre 2009
District 9: attention, ovni dans le paysage cinématographique
Grosse claque. District 9, au delà d'être un excellent film de science fiction est un concentré extraordinaire de toutes les horreurs et absurdités commises dans l'histoire de l'humanité. Je pense à la ghettoisation de "l'autre", aux expérimentations scientifiques rappelant certains camps nazis ou encore quelques actes de pure violence de la part de personnes fanatisées à outrance. Si Peter Jackson et Neill Bloomkamp voulaient faire passer un message, c'était probablement celui là. En sortant du film, je me disais que le plus "humain" là dedans était l'un des extraterrestres, qui savait vraiment ce que les mots honneur, aimitié et dévouement voulaient dire... Au delà de ça, le film est brillament réalisé. Le tout est rythmé, la musique "Hans Zimmerienne" et les deux heures passent à vitesse grand V. Comme d'habitude, il manque quelques explications qui nous laissent forcément sur notre faim, mais honnêtement, peu importe. Allez le voir, c'est vraiment un "ovni" dans le paysage cinématographique du moment. Mon dieu, que je suis drôle. :-p

00:57 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : district 9 |
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01 septembre 2009
La thanatophobie nous en met plein la vue...
Nous allons tous mourir : c'est le message qu'Hollywood essaie de nous faire passer en ce moment. C'est inéluctable en effet. Dans 5 milliards d'années, notre bonne vieille étoile préférée, le soleil, devrait exploser et terminer en Supernova. Mais notre avenir peut être décidé bien avant ça, via des guerres (la guerre pour l'eau étant la plus plausible dans les 30-50 ans à venir) et surtout des catastrophes naturelles en série. "Le jour d'après", "Phénomènes" ou encore les prochains "Le livre d'Eli" et "2012" portent ce message sans équivoque. Quel est le but? Une tentative de réponse est apportée dans cet article du Courrier International, qui devrait ravir tous les fans de cinéma... Allez, on finit avec deux bandes annonces un poil flippantes...
11:12 Publié dans Courrier International, Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : apocalypse, fin du monde |
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22 août 2009
Inglourious Basterds : Du Tarantino en très grande forme !
Tarantino a une filmographie exceptionnelle et Inglourious Basterds ne déroge pas à la règle. On reconnaît le style Tarantino : le film comporte de longues scènes de discussion, des plans fixes à profusion et un sens esthétique certain de la mise en scène, sans oublier le côté un peu gore et théatral qu'il a de filmer la mort. Inglourious Basterds est une comédie, ne vous y trompez pas. On n'y rit pas aux éclats tout le temps, mais certaines scènes sont exceptionnelles de drôlerie grâce à une pléïade d'acteurs vraiment convaincants et complètement allumés (il faut le dire). Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un grand moment au cinéma et je vous invite à voir à votre tour comment Quentin Tarantino aurait voulu que la seconde guerre mondiale se déroule et se "termine". Ah que c'est frustrant de ne pas pouvoir vous en dire plus sans trop en dévoiler... :-)

18:18 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : inglourious basterds, tarantino, brad pitt, scalp, putain quel pied |
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03 août 2009
The Taking of Pelham 123 : Qu'est ce qu'il est balaise mon père...
Pour ceux qui ne le savent pas encore, je suis le fils de Denzel Washington. Oui, oui, je vous assure que c'est vrai. Du coup, je ne rate aucun film de mon paternel, encore moins quand il tourne pour Tony Scott qui a une filmographie "relativement correcte" pour faire dans l'euphémisme. Bref, "Pelham 123" ne déroge pas à la règle. La réalisation est nerveuse, mais le scénario est bien plus simple que celui d'Ennemi d'Etat ou bien encore de "Déjà vu". C'est un film qui tient en haleine, chose rare pendant 1h40 et dont le seul bémol est la version française, qui rend tout simplement insupportable la voix de John Travolta. En ce qui concerne "Denzel", il est impeccable et sobre. Bien sûr, je lui ai déjà reproché 15000 fois de ne jouer que dans des films où il est le héros / le gentil, alors qu'il a vraiment de la gueule quand il joue une magnifique ordure dans "Training Day" (qui lui a valu son oscar justement!). Enfin bref, si vous voulez en avoir pour votre argent et suivre une intrigue au rythme plus qu'emballant, c'est par là que ça se passe...

17:30 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pelham 123 |
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30 juillet 2009
Victoria : les jeunes années d'une reine
Nous connaissons tous la Reine Victoria, reine d'une Angleterre du 19eme siècle qui était alors la première puissance économique du monde et l'empire le plus vaste, comptant des colonies sur tous les continents. Mais qui était-elle réellement? Quelle est son histoire personnelle? C'est ce que vous propose Jean-Marc Vallée dans ce film. Mêlant vérités indiscutables et réinterprétation de certains événements de la vie de Victoria, ce film nous propose surtout de suivre sa romance avec le prince Albert de Coburg, qui deviendra son mari et dont elle héritera de 9 enfants. Le principal sujet du film est tout de même les quelques mois qui précèdent son royal couronnement. J'ai vraiment bien aimé ce film, pour la beauté visuelle qui s'en dégage, la simplicité générale de l'intrigue et pour le jeu des acteurs qui est plutôt convaincant (y compris les voix off). Voilà, belle surprise alors que l'affiche me faisait craindre un vrai et beau film de midinettes, avec tout ce rose douteux...

08:23 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : emily blunt, jean-marc vallée, queen victoria |
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21 juillet 2009
Harry Potter et le prince de sang mêlé : Avada Kedavra !
Ce sixième tome d'Harry Potter est semble-t-il encore une énorme frustration pour les fans du petit sorcier à lunettes. En effet, d'un point de vue de non lecteur (je n'ai vu que les films), je dois admettre qu'au final, à part pendant la dernière demie heure du film, il ne se passe quasiment rien d'autre mis à part des amourettes, deux trois effets spéciaux, un peu de Quidditch et surtout ce que les anglais appellent du "small talk". Pourtant, j'ai passé un très bon moment devant le film. Les amourettes m'ont surpris dans le bon sens, tant elles sont drôles et gênées. On est bien loin de la noirceur des trois derniers volets (Le prisonnier d'Azkaban étant à mes yeux le film le plus réussi jusqu'à présent) et ce volet ne sert presque que de transition au feu d'artifice final, où cette fois, plus personne ne pourra se cacher... Et sinon, quelqu'un veut bien me dire si "le prince de sang-mêlé" veut dire quelque chose ou si c'est juste un titre autoproclamé par "S.R" ?

00:08 Publié dans Mon cinéma à moi | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : avada kedavra, harry potter, prince de sang-mêlé, severus rogue, a |
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